Sébastien Dewaest tient la forme de sa vie à Genk. Gladiator évoque son attachement au club limbourgeois, son importante perte de poids, le travail tactique au quotidien et bien d’autres choses encore. Extraits.

Sébastien Dewaest à propos…

…du départ d’Alejandro Pozuelo : « En ce qui me concerne, n’importe quel club aurait pu venir, je reste. Je ne peux pas oublier que la direction m’a fait signer un nouveau contrat de quatre saisons il y a un an, quand je revenais d’une grosse blessure au genou, mes croisés avaient été démolis. Ça se respecte. J’ai senti une confiance énorme de la part du club. Et je sens une confiance énorme de la part du coach. Résultat, je suis occupé à faire la meilleure saison de ma carrière. Tout dépend de la mentalité que tu as, de tes priorités. Il y a des joueurs qui sautent sur la première occasion de se mettre à l’abri. Pour moi, l’argent n’est pas éternel. Le jour où je ne serai plus là, on ne dira pas que Dewaest a gagné autant. Mais on dira peut-être que Dewaest a été champion avec Genk. »

…de la dizaine de kilos qu’il a perdu durant l’été : « Après ma blessure aux croisés, j’ai pris conscience que je devais me relever, travailler deux fois plus et changer certaines choses, dont mon hygiène de vie. Je ne faisais pas n’importe quoi avant mais j’ai décidé de faire tout ce qui est le mieux. J’ai toujours su que j’avais quelques kilos en trop, idéalement. Je suis allé voir une diététicienne et j’ai changé beaucoup de choses. Je consommais trop de féculents, trop de viandes. J’ai remplacé par des produits bios et vegan, du poulet, beaucoup de poisson, des fruits, des légumes. Dès la première semaine, j’ai perdu plus de deux kilos. Ma femme avait du mal à perdre après sa grossesse, elle s’est mise au même régime et elle est redevenue comme avant… A côté de ça, j’ai bossé comme un malade pendant le mois de juin. On avait un programme d’entretien, on était censés faire du sport tous les deux ou trois jours. Moi, j’en faisais trois fois par jour. Je commençais par une heure de jogging à jeun, j’avais un coach sportif l’après-midi puis j’allais à la salle en fin de journée pour courir sur tapis, faire du gainage, de la muscu.  »

…de sa confiance actuelle : « Quand tu reçois de la confiance de ton coach et de ton club, quand tu es en pleine confiance, tout te semble plus simple. Je n’ai pas de pression. Peut-être que mon âge y est aussi pour quelque chose. Mon âge, mon vécu. Et puis il y a d’autres petits détails qui expliquent mon niveau et mes stats. On a un analyste vidéo qui fait un boulot extraordinaire. Après chaque match, on peut revoir toutes les actions individuelles. Je visionne mes actions défensives, offensives, les duels, les relances, tout est découpé. Là, on prépare le match à Charleroi (entretien réalisé la semaine dernière, ndlr), je vais rentrer chez moi avec une clé USB sur laquelle il y a une analyse de l’adversaire. Je vais étudier les actions des attaquants, des ailiers, les appels et tout ça. Ce sont des trucs que je faisais rarement ou pas du tout, avant. Et puis tout est tellement clair avec Philippe Clement. Sa mise en place, pendant la semaine, est toujours nickel. Quand le match commence, on a l’impression de tout savoir, c’est facile, on sait exactement ce qu’on doit faire. Pour moi, Clement est le meilleur entraîneur du championnat et le meilleur tacticien que j’ai côtoyé. »

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Sébastien Dewaest dans votre Sport/Foot Magazine

Source : https://sportmagazine.levif.be/sport/

Photo © BELGAIMAGE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *